cbPianiste, Compositrice, Arrangeur, Chef d’orchestre installée à Paris depuis 93, elle se produit aux côtés de diverses personnalités et dans de grandes formations : le big-band de François Laudet, le Nine Spirit..

Ses origines tahitiennes la pousse à s’intéresser à d’autres courants musicaux, elle travaille notamment avec des musiciens et percussionnistes africains et antillais.

Premier Prix et DFS du CNSMDP, actuellement en doctorat, Carine se consacre à l’enseignement de l’écriture jazz au sein de différentes structures (CNSMDP, CRD Cachan, CMA13, CMDL). Elle est sollicitée par divers ensembles pour ses qualités de compositrices et d’arrangeur : par l’orchestre symphonique du Metropole Orchestra (NPS radio) dirigé par Vince Mendoza, par le big-band de la WDR (radio publique allemande/Köln) qui lui commande une création dont elle dirige une série de concerts en Allemagne, par la Gaumont/Universal pour qui elle orchestre la musique originale de L.Bource du film OSS 117.

En 2007, elle reçoit le Django d’Or / Prix SACEM de la Création pour son album « Outre-Terres » enregistré dans les studios de Radio France avec les 53 musiciens du Metropole Orchestra : une impressionnante épopée sur les « découvreurs » de la Polynésie dont elle est originaire ; une œuvre flamboyante qui fait sans conteste entrer Carine Bonnefoy dans le cercle très fermé des grandes compositrices arrangeuses. En 2008, elle arrange et orchestre 2 pièces concertantes pour Hautbois et orchestre, compositions de Jean-Luc Fillon-Création «Hautbois Nomade» en co-production avec l’ Orchestre National d’Ile de France ; ce projet se prolongera avec l’Ensemble de Basse Normandie.

En 2009, dans la continuité d’Outre-terres, elle enregistre sa deuxième création  commandée par le Festival de Coutances « Jazz sous les Pommiers ». (Album Tribal New Large Ensemble – EtceteraNow2010). En 2012, Carine Bonnefoy se produit en tournée en Afrique du Sud avec son Large Ensemble dans le cadre de la « Saison Française en Afrique du Sud » et fait résidence au prestigieux Arts Festival de Grahamstown. Dernièrement en résidence pour une création/composition et direction d’orchestre avec le Philharmonique de Strasbourg.

Le Large Ensemble vient d’enregistrer un nouvel opus, sortie prévu courant 2016.


DISCOGRAPHIE

TRIBAL
OUTRE-TERRES
The hiding place
SOMETHING TO CHANGE
Christophe LeLoiL Sextet – « E.C.H.O.E.S.
LAURA LITTARDI – INNER DANCE
Dominique Vernhes « Crazy Cow »
Dominique Vernhes « Happy Disaster »
Gino Sitson Band : « Song’Zin »
Swinging Europe « The European Jazz Youth Orchestra 1999 »
Nine Spirit « Méditation dans un Cratère »
Pepper Pills Big-band : DJ killer

ÉCOUTER

  1. Venus (Dupetit-Thouars 1836) Carine Bonnefoy 2:00
  2. Astrolabe (Dumont D'urville 1826) Carine Bonnefoy 2:00
  3. With Their Heads Upside Down (Opening) Carine Bonnefoy 2:03
  4. Victoria (Magelan 1519) Carine Bonnefoy 2:00
  5. Endeavour (Cook 1778) Carine Bonnefoy 2:00
  6. Tribal Thoughts Carine Bonnefoy 2:02
  7. Soul Edge Carine Bonnefoy 2:04
  8. Water Slide Carine Bonnefoy 2:03
  9. Les Larmes De Noé (Dedicated To Noéline & Robert) Carine Bonnefoy 2:02

 


PRESSE


Visuel pochette TribalChroniques de l’album « TRIBAL »

 

 

Télérama ffff On aime passionnément

http://www.telerama.fr/musiques/tribal,54494.php

Elle porte un nom de poète, Carine Bonnefoy est pianiste et surtout chef d’orchestre, compositrice, arrangeuse, jazzwoman de la tête (bien faite) aux pieds (dansants)… Carine Bonnefoy est une vraie joie. Tribal convainc de bout en bout (..) Cette musique est fraternelle (..) La longue composition Soul Edge, qui l’ouvre, trace avec beauté les contours d’une âme droite, sincère, authentique (..) Ce sont surtout les couleurs orchestrales qui retiennent l’attention et suscitent l’adhésion : Carine Bonnefoy sait jouer de l’orchestre avec sagacité et tendresse, son écriture est aérée jusqu’à la transparence et sait aussi se donner de riches textures. Bref, on est comblé.
Michel Contat

 


Visuel Outre-TerresChroniques de l’album « Outre-Terres / Overlands »

 

 

 

Jazzman  * * * *
« Admirable!
…Place au commentaire, et là, Stéphane Carini, l’auteur des notes de livret, tape dans le mille en affirmant que Carine Bonnefoy sait « mélodiser la forme ». Plutôt que de partir de l’épaisseur des moyens – les cinquante-trois pupitres du Metropole Orchestra – elle part de la ligne. Plutôt que l’épaissir, la surligner ou l’envelopper, elle la développe. Si elle connaît l’art de combiner les timbres sur l’échelle harmonique, elle n’en use jamais plus qu’elle n’a à dire. Simplement, elle a beaucoup à dire. »
Franck Bergerot – mars 2007

Jazz Magazine
« …il y a effectivement beaucoup d’humanité dans la musique de Carine Bonnefoy… Pourtant, quoique très sérieuse, cette musique est aérienne, elle swingue, elle est mouvante et émouvante, sans effets ni affect, ses harmonies diaphanes me plaisent au moins autant que la façon dont les solistes interviennent, naturellement… Faut-il lui souhaiter de devenir un jour la première « cheffe d’orchestre » de l’Orchestre National de Jazz ? On devrait lui demander ! En attendant, moi, j’achète ! »
Frédéric Goaty – mars 2007

L’Indépendant
« Carine Bonnefoy, le jazz des grands espaces
…Elle invente des formes et joue avec une incroyable palette de couleurs pour inventer une musique en hommage aux grands explorateurs des mers du sud… Ensemble, ils nous donnent à voyager dans un univers musical grandiose et apaisant qui place la composition et les arrangements de Carine Bonnefoy dans le registre de ses grandes devancières que sont Carla Bley, Maria Schneider encore Mary Lou Williams. Un très grand disque. »
Jérôme Damoison – 17 février 2007

Jazzman
« Carine Bonnefoy prend le Metropole…
…En concrétisant avec l’un des plus prestigieux orchestres de jazz actuel, un projet autour des navigateurs ayant atteint les îles de Polynésie, Carine Bonnefoy prend son départ à ses propres sources et réalise un rêve de musicienne. Dans son nouvel album « Outre-Terres », la pianiste se révèle comme l’une des plus grandes compositrices actuelles »…
Jean-Marc Gélin – Février 2007

Jazzman
« Carine Bonnefoy, un ticket pour le Metropole
Trente ans, hors des sentiers battus, depuis les bancs varois où elle a découvert le jazz auprès du père Yvan Belmondo et du fils Lionel, jusqu’au CNSM de Paris où elle a affûté sa plume avec les Donarier, Codjia, Kornazov…Pédagogue, arrangeuse, elle a roulé sa bosse avec l’European Jazz Youth Orchestra et joué l’afro-funk de Gino Sitson. Pianiste du Nine Spirit de Raphaël Imbert et du big band de François Laudet, elle s’est développée sans œillères, ancrée dans la tradition.

Alors que son quintet fait une belle place à la mélodie et aux mariages de timbres (le trombone de Denis Leloup et le bugle de Stéphane Belmondo), on la retrouve engagée dans Outre-Terres, création pour laquelle elle semble prête à soulever des montagnes. A force de talent, elle a séduit le responsable du Metropole Orkest, l’orchestre de la radio hollandaise, un big band étoffé de cordes qui fait références (Brookmeyer, Bill Holman, Hancock…).

Cinquante musiciens placés sous la baguette de Vince Mendoza qui, grâce à un échange entre radios, vont se retrouver dans le grand studio de radio France. Au programme, une suite de compositions qui portent le nom des navires ayant abordé la Polynésie, terre de ses ancêtres maternels dont elle garde la nostalgie des fêtes, des couleurs, des rythmes. En premières ligne, quatre voix (la soprano Daniella Barda, la mezzo Laurence Allison, le haute-contre Jean-Luc Di fraya et la baryton Vincent Deliau – autant d’expériences, du baroque au jazz) et un pianiste, Hervé Sellin. Comme son aïeul qui brava les océans pour évangéliser les îles des mers du sud, Carine Bonnefoy a soif de découverte et veut croire au jazz comme aventure collective. »
Vincent Bessière, Novembre 2004


3760002135052Chroniques de l’album « Something to Change »

 

 

 

Télérama
« Pour ses débuts, Carine Bonnefoy, jeune pianiste de chez nous s’entoure de quelques sérieuses pointures : Stéphane Belmondo, Denis Leloup, notamment, à la trompette et au trombone. On découvre grâce à eux un vrai talent de compositrice, se tenant gracieusement à la lisière du postbop. On peut voir en elle un équivalent en herbe de l’Américaine Maria Schneider, pour petite formation. Elle a manifestement du goût pour les cuivres veloutés. Est-ce parce qu’elle a été formée à l’école des frères Belmondo, des gens qui cultivent le son pour magnifier la mélodie grâce à des arrangements serrés ? Au piano, elle est discrète, avec une jolie frappe, quelque chose d’aérien, un vol d’oiseau au-dessus des touches.

Ce qui frappe surtout, pour un premier disque, c’est la maturité. Carine Bonnefoy semble n’avoir rien à prouver et trouve sa joie dans la célébration de la musique. Ce qui ne l’empêche pas d’écrire avec science. A suivre. »
Michel Contat, 10 novembre 2004

Jazzman * * * *
« C’est un disque lumineux que propose la jeune pianiste Carine Bonnefoy, à la tête d’un quintet comprenant Denis Leloup au trombone, Stéphane Belmondo à la trompette et au Bugle, Gilles Naturel à la contrebasse et Manhu Roche à la batterie. A part une sensible interprétation d’All of You, les compositions sont de la plume du leader qui a soigné la cohérence de l’ensemble en l’encadrant par le thème-titre.
Ce sens de la construction, combiné à la diversité de la ressource narrative, marque d’ailleurs tout l’album, qu’il s’agisse d’introductions savamment agencées, d’une préoccupation constante del’imbrication des ensembles et des chorus (Gentlecat), d’une exploitation toujours bienvenue de ladissociation des lignes ou d’un jeu délicat sur les textures.

A l’alliage principal trompette-trombone s’ajoute celui, somptueux, du beau Second Birth qui associe au bugle les sublimissimes trombones de Denis Leloup et Franco Castellani, la flûte en sol de Guillaume Naturel, non sans évoquer l’hancockien « Speak Like A Child ». Ces options, qui ne nuisent jamais à la limpidité de l’écriture, sont servies à merveille par l’inspiration des souffleurs mais aussi par la musicalité de la section rythmique (signalons tout particulièrement las parties d’archet du contrebassiste et l’aptitude du batteur à jouer sur les alternances binaire-ternaire). Quant à la pianiste, son jeu reflète quasiment trait pour trait son talent d’arrangeur : concision dans l’expression, diversité de la pulsation et surtout fermeté dans le choix des dessins mélodiques. Un groupe soudé, de grande classe. »
Jazzman, Stéphane Carini

Jazz Magazine
« Autre fureteuse non moins furieuse quoique loin du free : Carine Bonnefoy. D’emblée suivie par ses partenaires, Sophie Alour (ts) et Hélène Szanto (b), la pianiste aménage l’espace de doigts de maître(sse). Elle sculpte le son, y laisse son empreinte féline et prend ainsi du champ vis-à-vis de sa génération (celle des trentenaires), plus proche du plein que du dédié. Ni Billy Strayhorn, dont elle détourne habilement les ponts (Chelsea Bridge) ni Joe Henderson, dont elle manipule l’Isotope avec tact, n’ont à frémir dans leur long sommeil. La chute (fall), qu’elle emprunte à Wayne Shorter, force au silence. Serait-ce le signe que le volatile protecteur qui surplombe le bar ne devrait pas chanter de si tôt du côté de chez Swan ? »

Piano Magazine
« Une jeune pianiste, compositrice et arrangeuse française qui se consacre d’emblée à un travail de groupe sur ses propres thèmes, voilà qui est suffisamment rare pour mériter d’être souligné. Car si Carine Bonnefoy doit beaucoup à l’esthétique hard bob qu’affectionnent les frères Belmondo (elle a étudié auprès d’eux, et Stéphane – le trompettiste – fait partie de son quintet, au même titre que de solides gaillards comme Denis Leloup au trombone ou Gilles Naturel à la basse), elle donne une vision personnelle en partie influencée par les conceptions d’Herbie Hancock.

En résultent des arrangements aux contours souples et colorés, soutenus par un jeu de piano à la fois sobre et chatoyant, vif et déterminé. Dans ce cadre, les accompagnateurs de Carine Bonnefoy mettent leur savoir-faire au service de sa plume, tout en apportant à ses compositions leur bagage de vieux routiers aguerris aux lois du genre, mais tout sauf blasés ou engourdis par la routine. Voici une musicienne et un groupe fort prometteurs, dont on aura plaisir à suivre l’évolution sur disque et sur scène. »

Batteur Magazine
« Carine Bonnefoy fait partie de cette génération de pianistes qui, comme Baptiste Trotignon, a un bagage technique et une culture du jazz très approfondie. Depuis 93, elle a pu faire ses armes auprès de Didier Lockwood ou Kenny Wheeler ! Si elle a déjà enregistré pour différents artistes, dont Bob Montzer, la voilà à ce jour en position de leader. C’est avec son quintet qu’elle noue propose un voyage coloré au travers de huit compositions et d’un standard (très bel arrangement de All of You).
L’écriture de la pianiste met en valeur le groupe dans son ensemble et utilise la palette de sons proposés par Denis Leloup au trombone et Stéphane Belmondo à la trompette, au Bugle et au cor ! Manhu Roche est à la batterie. Son accompagnement est plein de finesse aux cymbales, ce qui ne l’empêche d’être plus musclé comme en témoignent ses interventions sur Sailing th Ocean Blue. A noter que cet album jouit d’un mixage soigné, ce qui n’est pas toujours le cas dans les disques de jazz ! »
Jean-Baptiste Perraudin, juillet-août 2004

La Croix
« Elégance de la plume
Carine Bonnefoy a une bien jolie plume de compositeur et, plus encore, d’arrangement. L’élégance et la douceur sont de rigueur dans son premier album, dont elle a écrit presque tous les thèmes. La jeune pianiste a un sens très juste du casting. Elle a recruté pour servir ces sobres compositions, qui rappellent les belles heures des duos Art Farmer-Curtis Fuller, deux souffleurs qui dosent leurs effets avec beaucoup de tact.
Stéphane Belmondo confirme qu’il est, à la trompette comme au bugle, l’un des jazzmen les plus doués de sa génération. Quant à Denis Leloup, coauteur l’an dernier sur le même label (Cristal Records) d’un très bel album avec le pianiste Zool Fleischer, il nous fait de nouveau regretter que le trombone soit aujourd’hui délaissé, tant il fait sonner certains instrument avec grâce. Mention spéciale au somptueux arrangement écrit par Carine Bonnefoy sur All of You, la magnifique composition de Cole Porter. »
Yann Mens

Jazzman
« Talent pour Demain : Carine Bonnefoy, pianiste et arrangeuse, 31 ans, France.
Déterminée et forte en thème, cette pianiste a découvert le jazz sou la houlette de Lionel Belmondo dans le Var à l’adolescence. Arrangeuse confirmée, elle a séduit Vince Mendoza et fait venir le Metropole Orchestra à Radio France, jouer sa suite « Outre-Terre » inspirée de ses aïeux polynésiens. Deviendra- t-elle une Maria Schneider à la française ? »
Novembre 2005